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Strichon, site de grand intérêt biologique

Par Cadev • Dossiers • Mercredi 01/09/2010 • 0 commentaires • Version imprimable

Mots-clés :

A Strichon, le propriétaire des 18 hectares de l'ancienne sablière envisage la construction de 234 logements passifs pour 624 habitants.

Disons-le sans ambages, le Cadev est favorable aux constructions passives. Ce type d'habitat deviendra de toute façon une obligation de la Région wallonne dans un avenir proche. Le projet à Strichon n'a donc rien d'extraordinaire. Il anticipe seulement quelque peu sur la réglementation à venir.

Le problème du projet de lotissement dans l'ancienne sablière de Strichon n'est pas le projet en lui-même mais sa dimension, la nature du terrain et sa localisation.

Explications: l'ancienne sablière abandonnée depuis 1983 a été reconquise par la nature et est devenue un site de grand intérêt biologique. De tels sites sont rares en Brabant wallon et il importe de les protéger. Le Cadev a sollicité le ministre B. Lutgen, compétent en matière de classement, pour demander de désigner le site en zone Natura 2000. Suite à cette requête, une équipe d'experts scientifiques a été chargée de vérifier l'intérêt de la requête. Leurs conclusions ont été déposées en début de cette année.

Le ministre écrit: « A la lecture de cet avis, il est évident que l'intérêt biologique du site justifie l'octroi d'un statut de protection. En première analyse, la désignation en Natura 2000 n'est pas le statut à privilégier. Par contre, une protection via le statut de Réserve Naturelle avec maîtrise du fonds serait plus adéquat ». Ces conclusions nous réjouissent, le statut de Réserve Naturelle étant plus sévère encore que celui de Natura 2000.

Le propriétaire et promoteur du projet est lui aussi conscient de la valeur biologique de son terrain. Son projet prévoit théoriquement d'en protéger 27 % parmi les parties les plus intéressantes. Mais dans la pratique, qu'en restera-t-il? En effet, la zone protégée sera enclavée au milieu des habitations. Cela signifie qu'il sera impossible à la faune de continuer à utiliser cet espace comme couloir migratoire et d'y trouver le calme et le repos nécessaire à son épanouissement. La flore ne subira pas meilleur sort. Il est prévu d'épurer les eaux des habitants dans des lagunes situées dans les parcelles dites « protégées ».  Une clôture devrait en principe empêcher les habitants d'accéder à ces zones. Dans la pratique, elles risquent de devenir rapidement le terrain d'aventure des enfants, de promenade des chiens, voire un cadre magnifique pour les BBQ entre amis. La seule solution réaliste consiste à protéger l'ensemble du site par un statut de Réserve Naturelle et à en confier la gestion à un comité scientifique, à l'instar de ce qui a été réalisé à Gentissart.

L'autre problème est la localisation du site. En effet, alors que la politique en matière d'habitat veut que l'on densifie les centres de villages, le site projeté se situe loin des commerces de Villers-la-Ville, des infrastructures de service (maison communale, centre sportif, écoles, magasins) et des transports en commun (la gare est à 20 minutes à pied).

Il créera d'importants problèmes de mobilité. Les routes d'accès sont fortement peuplées (rue de Strichon) ou étroites (Bois Cochet), voire inconfortables ou dangereuses (rue de l'Abbaye).

Un accroissement de population, équivalent à l'ensemble du village de Mellery, va aggraver la congestion de la traversée des ruines, déjà proche de la saturation en heures de pointe.

Le détournement de la circulation vers Haute Heuval par le chemin de remembrement à hauteur de la chapelle ND Auxiliatrice tel que projeté par le promoteur ne constitue pas une alternative crédible. Il ne répond que partiellement aux problèmes de mobilité et amplifiera les encombrements existants déjà en aval vers Mont-Saint-Guibert.

Les études préalables au schéma de structure communal démontrent qu'il existe suffisamment de terrains à bâtir dans l'entité de Villers-la-Ville pour couvrir l'accroissement escompté de la population durant les 15 années à venir.

La Commune dispose aussi de zones d'aménagement concertées (ZAC), des réserves foncières qui pourraient être activées en cas de besoin. Certains de ces terrains sont situés à proximité des centres des villages et des arrêts de trains, bien mieux en tout cas que la sablière de Strichon.

Le projet de lotissement devrait être déposé avant la fin de cette année. Nous comptons sur la mobilisation de l'ensemble de la population villersoise pour manifester son opposition lors des enquêtes publiques qui seront organisées. Nous remercions chaleureusement toutes celles et ceux qui nous ont déjà aidés à récolter plus de 1000 signatures par le biais des pétitions qui ont été lancées.

Soyez vigilants et prêts à réagir en temps opportun. C'est la politique d'aménagement de notre territoire qui est en jeu!

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